Papillomavirus (HPV) : agir tôt pour prévenir les cancers

Très répandu, le papillomavirus humain (HPV) est le plus souvent contracté dès le début de la vie affective. En France, près de 80 % de la population sera exposée au virus au cours de sa vie. Généralement éliminé par l’organisme, il peut toutefois, dans certains cas, évoluer plusieurs années plus tard vers des cancers.

Un enjeu de santé publique majeur

Chaque année en France, les infections à HPV sont responsables de plus de 6 000 nouveaux cas de cancers, touchant aussi bien les femmes que les hommes. Elles sont notamment à l’origine de la quasi-totalité des cancers du col de l’utérus, mais aussi d’une part croissante des cancers de la sphère ORL.

Parce que l’infection est le plus souvent sans symptôme, ces cancers peuvent être diagnostiqués tardivement. Les autorités sanitaires estiment pourtant que près de 90 % des cancers du col de l’utérus pourraient être évités grâce à une prévention efficace associant vaccination et dépistage. Face à cet enjeu majeur de santé publique, le Département s’engage activement dans la prévention, en particulier auprès des jeunes, à l’âge où la vaccination est la plus efficace.

 

Une vaccination précoce

Dans le cadre de ses compétences en santé publique, le Département déploie depuis deux ans une campagne de vaccination contre le papillomavirus à destination des collégiens de 5e. Cette action vise à protéger les jeunes avant toute exposition au virus, période durant laquelle le vaccin est le plus efficace.

Elle concerne :

  • les filles et les garçons,
  • âgés de 11 à 14 ans,
  • scolarisés dans des collèges des Bouches-du-Rhône.

Menée en partenariat avec l’Agence régionale de santé, l’Éducation nationale et les professionnels de santé, cette campagne contribue à améliorer la couverture vaccinale sur le territoire et à réduire, à long terme, l’incidence des cancers liés au HPV.

 

Informer, accompagner, prévenir sur tout le territoire

Au-delà de la vaccination, le Département agit au plus près des habitants grâce à ses Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) et à ses consultations de Protection maternelle et infantile (PMI).

Ces structures permettent :

  • d’informer les jeunes et les familles sur le papillomavirus et les moyens de prévention,
  • d’orienter vers la vaccination et le dépistage,
  • de proposer un accompagnement gratuit et confidentiel, accessible à tous.

Par cette mobilisation de terrain, le Département affirme sa volonté de faire de la prévention un levier central de la lutte contre le cancer, en facilitant l’accès à l’information et aux soins dès le plus jeune âge.

 

En chiffres

  • 90%

    C'est la proportion des infections HPV à l’origine de cancers qui pourrait être prévenue par la vaccination.

  • 80 %

    C'est le pourcentage d'hommes et de femmes qui seront infectés au cours de leur vie.

  • 6 400

    C'est le nombre de nouveaux cas de cancers dont le papillomavirus humain est responsable chaque année en France.

Jeudi 4 juin 2026 : journée de dépistage du cancer du col de l'utérus

Si vous avez entre 25 et 65 ans, 21 CPEF des Bouches-du-Rhône vous ouvrent leurs portes pour une consultation d'information et de dépistage (frottis/test HPV). De 8h30 à 16h30, un médecin ou une sage femme vous accueille sans rendez-vous et sans avance de frais (pensez à apporter votre carte vitale).

Flyer de la journée dépistage du 4 juin

  • Flyer dépistage du cancer du col de l'utérus - 2026

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