L'été se prépare l'hiver : en immersion avec les forestiers-sapeurs
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7h20 : les agents arrivent à l’unité. Les forestiers-sapeurs avalent leur café au foyer avant d’enfiler tenue kaki et rangers. C’est l’heure de faire un brief.
7h45 : les camions chargés de matériel prennent la route. L’unité de Peynier veille sur le sud de la vallée de l’Arc. Un territoire de 19 communes, 4 massifs (Régagnas, Sainte-Victoire, Montaiguet, Étoile) et 64 000 hectares de forêt.
8h30 : le travail débute. Yoan et Simon sont affectés au Domaine du capitaine Danjou, vers Puyloubier. Pendant que le premier installe le panneau qui met en garde d’éventuels promeneurs, l’autre prend place dans un Treemme 250 X, un puissant tracteur qui permet de débroussailler un hectare par jour. Mission : créer une bande sans végétation. L’endroit devient ainsi plus accessible aux secours en cas d’incendie et un éventuel feu, privé de combustible, sera moins puissant.
Plus haut, c’est une autre technique qui a été appliquée : un débroussaillement alvéolaire qui permet de préserver des îlots de végétation.
10h : le chantier est bien avancé. Le site est classé Natura 2000. On prend en compte l’aspect paysager et les impératifs environnementaux
, explique Fabien, le chef d’unité. Pendant que Yoan tronçonne une branche et que le bois coupé embaume l’air, il poursuit : Ici par exemple on a laissé les pins car en-dessous on a de jeunes sorbiers qui ont besoin d’une couverture végétale
.
12h : pause déjeuner. Pendant que les équipiers se reposent, Fabien monte à la vigie du Régagnas, endroit stratégique pour surveiller le massif. Il vient vérifier les travaux sur l’étanchéité du toit.
13h : le débroussaillement reprend au MT 200. Plus bas, Mourad, chef d’équipe, franchit la barrière d’une voie de Défense de la forêt contre les incendies (DFCI). Dans son 4x4, un outil précieux : une tablette numérique où tous les accès sont cartographiés et nomenclaturés. Il vient voir Hugo et Xavier. Les deux agents et leur Unac 160, une chenille forestière, travaillent à réduire la masse combustible de part et d’autre de la piste DFCI. La végétation broyée est laissée sur place pour aider à la régénération du sol.
15h : sur le site de Peynier, la secrétaire et le mécanicien sont chacun à la tâche. Fabien, lui, fait des recherches pour trouver les propriétaires dont les parcelles sont susceptibles d’être concernées par les pistes DFCI.
17h : les équipes rentrent et nettoient leurs camions. À Peynier comme dans les cinq autres unités des Bouches-du-Rhône, le feu se combat l’hiver
, conclut Fabien avant de laisser ses agents rentrer à la maison après une dure journée de labeur.
