Callelongue-Marseilleveyre : Le sémaphore du bout du monde
Un kilomètre après le village des Goudes, la route s’arrête à Callelongue, le “bout du monde” des Marseillais (terminus de la route et de la ligne 20).
Au pied du massif de Marseilleveyre, dans le 8e arrondissement, cette étroite calanque sans plage abrite un ancien petit port de pêche et ses quelques cabanons.
Dans un dernier virage avant d’y arriver, on trouve une table d’orientation et une vue à 180° sur la grande Bleue. En se penchant, on aperçoit en-dessous, rongées par la rouille, de grandes roues métalliques, pièces rescapées du mécanisme du téléscaphe.
Sur le sentier des douaniers
Ici, l’agitation de la ville laisse place à la quiétude d’un paysage aride et sauvage, celui du Parc national des Calanques, premier Parc en Europe à la fois terrestre, marin, insulaire et périurbain. De par sa position stratégique, ce territoire protégé recèle un important patrimoine bâti qui s’étend du Moyen-Âge à la Seconde Guerre mondiale, principalement des ouvrages de défense qui jalonnent le littoral : forts, fortins,
batteries, sémaphores, bunkers et autres blockhaus. De Callelongue, plusieurs sentiers balisés guident les randonneurs à la découverte du Parc, vers l'intérieur, dans ses massifs, ou le long du littoral.
En face de La Grotte, restaurant bien connu des Marseillais, démarre le GR 98-51. Véritable balcon sur la mer, il relie sur 21 km, jusqu’à Cassis, l’ensemble des Calanques - une vingtaine au total ! - qui forment le cœur maritime du Parc. Balisé en blanc et rouge, cet ancien sentier des Douaniers est sans difficulté majeure.
Du Bec de l’Aigle à la Côte bleue
Très tôt, un panneau signale “Sémaphore de Callelongue”, balisage jaune. On l’atteint en une vingtaine de minutes par un chemin pentu (100 m de dénivelé) qui vient d’être restauré.
Après avoir profité de la magnifique vue sur les îles Plane, Riou, Jarre, Grand et Petit Congloué, mais aussi sur le Bec de l’Aigle d’un côté, les Goudes, le Frioul et la Côte bleue de l’autre, on redescend pour récupérer le GR. On passe sous le sémaphore et on poursuit jusqu’à la petite calanque de la Mounine et l’îlot éponyme, à quelques mètres du rivage, petit bout de rocher affleurant la surface et véritable écueil également nommé l'Estéou de Bocque (l'écueil du bouc).
Face à l’archipel de Riou
On arrive ensuite à la calanque de Marseilleveyre, avec sa “grande” plage et sa dizaine de cabanons sans eau ni électricité, uniquement accessible à pied ou en bateau.
Blottie au pied du massif dont elle porte le nom, elle abritait au 19e siècle une carrière de sable.
Les plus courageux pourront poursuivre sur le sentier vert, par le Plan des Cailles et le Grand Malvallon, vers le sommet du massif de Marseilleveyre, jusqu’à croiser l’itinéraire jaune qui redescend vers le sémaphore. Face à l’archipel de Riou, les autres pourront se rafraîchir, voire déguster les fameux spaghettis à la bolognaise de Chez le Belge qui officie depuis plus de 30 ans dans la calanque, avant de reprendre le chemin en sens inverse pour rentrer.
